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    <title><![CDATA[Egalité des droits pour les homosexuels]]></title>
    <link>http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/</link>
    <description>Rassembler articles, chroniques, citations et témoignages pour la défense des droits des homosexuels</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Fri, 02 Oct 2009 11:41:49 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 02 Oct 2009 11:41:49 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2009, Anne-Marie SIERRA</copyright>            <category>Politique</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Marche des trans et inter-sexes : pour des droits et des lois qui respectent leur choix !]]></title>
        <link>http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-23610036.html</link>        <description><![CDATA[<div class="gmail_quote" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La 12e marche des trans et inter-sexes, Existrans, se déroulera le 11 octobre 2008 à Paris, de Belleville à Beaubourg. Homosexualités et Socialisme (HES) y
    participera pour marquer sa solidarité dans les luttes que mènent les personnes trans et inter-sexes contre les discriminations subies, leur psychiatrisation persistante, l'arbitraire dans leur
    parcours médical de transition.</span>
  </div>
  <div class="gmail_quote" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div class="gmail_quote" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Un an et demi après l'élection de Nicolas Sarkozy, rien n'a avancé en réponse aux luttes et aux revendications sur les questions d'identité de genre. La France
    reste l'un des pays les plus immobiles en Europe. L'Angleterre, les Pays-Bas et l'Espagne ont adapté leurs législations.</span>
  </div>
  <div class="gmail_quote" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div class="gmail_quote" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">HES dénonce la classification du transsexualisme, encore enregistré comme une maladie mentale, et le caractère obligatoire d'un parcours médical contraint, dans
    lequel la décision d'un psychiatre prime sur celle de la personne trans.</span>
  </div>
  <div class="gmail_quote" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div class="gmail_quote" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">HES revendique un assouplissement et un raccourcissement des démarches de modification de l'état civil, qui doivent pouvoir être menées sans modifications
    corporelles spécifiques.</span>
  </div>
  <div class="gmail_quote" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div class="gmail_quote" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">HES souligne l'importance des actions de formation et de sensibilisation aux problématiques trans et inter-sexes pour tous les personnels médicaux, administratifs
    et pédagogiques.</span>
  </div>
  <div class="gmail_quote" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div class="gmail_quote" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">HES affirme le droit des personnes trans à la parentalité. La sécurité des liens parentaux doit leur être assurée. Le droit à faire valoir un projet parental pour
    l'adoption doit leur être reconnu. La conservation de leur matériel génétique doit leur être permise.</span>
  </div>
  <div class="gmail_quote" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div class="gmail_quote" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Sur ce sujet comme sur tous les sujets LGBT, HES s'appuie sur les principes d'universalité, de responsabilité et de dialogue qui gouvernent sa réflexion. Les trans
    n'ont pas aujourd'hui tou-te-s les mêmes chances de se réaliser et d'échapper à la précarité. Le droit français doit prendre en compte le motif de l'identité de genre comme celui de l'orientation
    sexuelle pour lutter contre les discriminations. Il s'agit d'adapter le droit à la réalité vécue des trans et des inter-sexes. Il s'agit de répondre aux attentes de tous les acteurs qui luttent
    pour l'égalité et contre les discriminations, y compris celles qui sont fondées sur l'identité de genre.</span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 10 Oct 2008 21:11:00 +0200</pubDate>        <guid >http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-23610036.html</guid>
                <category>Egalité des droits</category>        <comments>http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-23610036-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Sarkozy, médecin sans remède]]></title>
        <link>http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-23546568.html</link>        <description><![CDATA[<div class="divTitreArticle">
    <h2>
      <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">Il est allé au chevet des pêcheurs. Rien.</span></span>
    </h2>
  </div>
  <div class="contenuArticle">
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Il a couru au chevet de Gandrange. Moins que rien.</span></strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Il s’est rendu au chevet des banlieues. Plus rien.</span></strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Il a été au chevet de l’environnement avec le Grenelle. Plus un sou.</span></strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Au chevet de Renault Sandouville, il s’est fait huer et rien n’est réglé.</span></strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">A chaque fois que le médecin se déplace, la santé des patients s’aggrave. On préférerait finalement qu’il reste
      chez lui…</span></strong></span>
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 08 Oct 2008 20:44:00 +0200</pubDate>        <guid >http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-23546568.html</guid>
                <category>Chroniques Distingays</category>        <comments>http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-23546568-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La gauche et la mondialisation]]></title>
        <link>http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-23546230.html</link>        <description><![CDATA[<h2 style="font-size: 13px; margin: 0px 0px 20px;">
    La gauche et la mondialisation<br>
  </h2>
  <p style="margin: 0px 0px 12px;">
    Chères amies, chers amis,<br>
    <br>
    Vous trouverez ci-dessous le texte de mon intervention à Athènes, le 2 octobre.<br>
    Mondialisation et crise financière, voilà les deux thèmes que j’ai abordés et sur lesquels j’ai pu rappeler ma position. En ces temps si difficiles de crise mondiale, l'urgence est à l'action de
    toutes les gauches européennes.<br>
    <br>
    Ségolène Royal
  </p>« Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,<br>
  Monsieur le Président du PASOK, cher George Papandreou,<br>
  Messieurs et Madame les Ministres,<br>
  Monsieur l’ancien Premier ministre,<br>
  Mesdames et Messieurs les députes,<br>
  Mesdames et Messieurs, Chers amis, Chers camarades,<br>
  <br>
  Je suis très heureuse d’être à Athènes et je remercie Monsieur Christos Lambrakis pour son invitation au Megaron, cette extraordinaire réalisation culturelle,<br>
  Merci à Monsieur Manos pour son accueil.<br>
  <br>
  Personne n’aurait imaginé, au moment ou vous avez fixé le thème de cette conférence, sa brûlante actualité.<br>
  <br>
  Je souhaite attirer votre attention pour commencer sur deux images tirées de l’actualité, deux images qui sont comme un symptôme du monde dans lequel nous vivons.<br>
  <br>
  Mai 2008 : images d’émeutes dans les rues de Dakar, de Ouagadougou, de Bombay, de Djakarta. Des magasins sont pris d’assaut. Le sang coule parfois. Ce que l’Occident avait rejeté dans les tréfonds
  de sa mémoire collective refait surface : les grandes disettes sont de retour, des centaines de millions de gens meurent de faim. Et avec elles le déchaînement de violence, les bateaux de la misère
  qui tentent désespérément de rallier les côtes européennes.<br>
  <br>
  Septembre 2008. Une image imprimée dans nos esprits, celle des salariés de Lehman Brother, la tête dans les mains. Des empires financiers s’effondrent comme des châteaux de cartes. La récession
  menace. Ceux qui se croyaient orgueilleusement à l’abri sentent le vent du boulet : la faillite généralisée guette, comme une réaction en chaîne désormais incontrôlable.<br>
  <br>
  Deux images, deux réalités, un même monde, une même cause : un libéralisme qui nous met tous, à l’échelle du monde, en danger. L'heure pour la gauche n'est plus aux diagnostics tièdes, ni aux
  appréciations timorées, mais à la lucidité radicale et a la proposition d’un autre système.<br>
  <br>
  En 1971, 18 milliards de dollars étaient échangés chaque jour. Aujourd’hui, ce sont près de 1 800 milliards de dollars qui circulent quotidiennement sur les marchés financiers. 1800 milliards de
  dollars : presque neuf fois la dette de tous les pays africains.<br>
  <br>
  Ces mouvements de capitaux ne correspondent bien souvent qu’à des engagements de très court terme : il ne s’agit pas d’investissement dans des projets industriels, mais de placements purement
  spéculatifs. L’argent circule, l’argent va vite, entraînant le monde dans une spirale vertigineuse, une course au profit immédiat.<br>
  <br>
  Oui, la sphère financière s’est affranchie de l’économie réelle. Et je ne crois pas qu’il s’agisse d’une perversion du système, comme si nous&nbsp; ne faisions face qu’à un simple dysfonctionnement
  accidentel, ponctuel.<br>
  <br>
  Le capitalisme libéral porte en lui la menace de sa propre destruction, comme une tare originelle : livrés à eux-mêmes, les pulsions du capitalisme deviennent folles. Puisque j’ai le plaisir d’être
  invitée à Athènes, vous me permettrez donc d’oser une comparaison entre le capitalisme libéral et l’attelage ailé que décrit Platon dans un de ses dialogues, Phèdre : sans la raison pour le brider,
  le maîtriser et le guider, le capitalisme est entraîné dans la course folle de ce que les Grecs anciens appelaient&nbsp; l’hybris.<br>
  <br>
  La boucle était vertueuse nous disait-on. La finance devait servir l’économie réelle : ouvrez les marchés, le capital ira là où sont les bonnes idées, là où sont les bons projets, là où sont les
  bons investissements. Et vous verrez nous disait-on encore : un capital plus libre, c’est une économie plus forte, donc des sociétés plus prospères, donc des citoyens plus heureux. La boucle était
  bouclée…<br>
  <br>
  Mais c’est l’inverse qui s’est produit : aujourd’hui, la finance ne sert qu’elle-même ; et une partie de l’économie n’est pas tournée vers le développement mais vers le profit pour le profit.<br>
  Le bon ordre des choses c’est : la finance au service de l’économie et non d’elle-même et l’économie au service du développement humain (bien être) et durable.<br>
  <br>
  Aujourd’hui le désordre détruit tout.<br>
  <br>
  Et si je me suis engagé en politique, au Parti socialiste, conseillère de François Mitterrand, membre du Parlement pendant vingt ans, trois fois ministre, présidente de Région, puis désignée par
  mon parti comme candidate à l’élection présidentielle,&nbsp; ce n’est pas pour dire : « Il n’y a rien à faire ».<br>
  <br>
  Non, je suis là pour vous dire qu’un autre monde est possible, un ordre financier, économique, écologique et social juste et efficace. Rien ne serait pire qu’un colmatage de la crise qui conduirait
  de fait à la consolidation d’un système perverti.<br>
  <br>
  Car, j’en suis convaincue, il n’est pas trop tard : soit la mondialisation est porteuse de toujours plus de malheurs. C’est possible, l’actualité nous le prouve chaque jour un peu plus. Soit la
  mondialisation provoque un progrès de civilisation. C’est possible aussi. C’est la volonté politique qui arbitrera cette alternative. Cela dépendra de notre volonté politique, de celle des
  socialistes, de tous les démocrates, de toutes les femmes et les hommes de progrès et de justice à l’échelle du monde.<br>
  <br>
  L’histoire de la gauche, c’est encore et toujours une lutte pour l’émancipation. Son combat, c’est donner à chacun la possibilité de redevenir maître de lui même et de son destin.&nbsp; Son combat,
  c’est la démocratie réelle et pour tous.<br>
  <br>
  Ces valeurs doivent être mises au service d’un nouveau projet de vie, adapté au monde tel qu’il est. Voilà la gauche que le monde attend avec impatience : une gauche qui bâtisse de nouvelles
  sécurités collectives pour permettre à tous, individus et Etats, de vivre en paix et dignement. Le chemin sera long. Mais n’en doutons pas, n’hésitons pas : l’avenir est de notre côté.<br>
  <br>
  &nbsp;***<br>
  <br>
  Le contexte de cette conférence est celui de trois défaites : la défaite du système financier, la défaite de la mondialisation et la soi-disant défaite idéologique de la gauche. Pour organiser la
  réponse de la gauche à ces trois défaites, je vois trois principes pouvant servir à bâtir un monde à la fois plus juste et plus sûr : le besoin du politique, le besoin de la règle et enfin le
  besoin du contrôle démocratique. Ce sera l’objet de cette conférence.<br>
  <div style="padding-right: 0px; padding-left: 0px; padding-bottom: 40px; padding-top: 28px;">
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  </div>
  <h2 style="font-size: 13px; margin: 0px 0px 20px;">
    L’échec de la mondialisation financière
  </h2>Il y eut le Mexique en 1994. Puis la Russie en 1997. Le Sud-ouest asiatique en 1998. Et puis le cataclysme des subprimes. Et à chaque fois le monde qui retient son souffle, laissant en suspens
  des questions lancinantes : « Comment en est-on arrivé là ? », « Où allons-nous » ? A chaque fois aussi, la résolution de changer. Et en fin de compte à chaque fois, une nouvelle inertie coupable
  au fur et à mesure que le souvenir de la crise s’estompe et que l’excitation de l’argent fou prend le dessus.<br>
  <br>
  Ces crises ont toujours eu des causes spécifiques. Crise de change liée à des déficits abyssaux dans le cas du Mexique et de l’Asie du Sud Est.<br>
  <br>
  Défaut d’un grand fonds spéculatif en Russie. Crise bancaire dans le cas des <em>subprimes</em>. Mais par delà ces singularités, on voit toujours le même processus à l’œuvre : celui d’un
  capitalisme financier ultra-mondialisé affranchi de toute règle. C’est un capitalisme qui a trouvé dans les nouvelles technologies et l’internet le milieu qui lui manquait pour donner la pleine
  puissance de lui-même.<br>
  <br>
  Revenons un instant sur la crise des <em>subprimes</em>. La radiographie du cataclysme montre un enchaînement implacable.<br>
  <br>
  D’abord, la mise en échec de toutes les règles prudentielles, notamment celles mises en œuvre par le Comité de Bâle et la Banque des règlements internationaux.<br>
  <br>
  Ainsi que le rappelait récemment l’économiste français Daniel Cohen, la règle du comité de Bâle impose aux banques de détenir un dollar de capital environ pour 12 dollars de crédit. La finance de
  marché a contourne cette règle et permis à ses acteurs d'accorder 32 dollars de crédit pour un dollar de capital !<br>
  <br>
  Par le biais de la titrisation, les banques ont pu revendre leurs créances et prêter toujours plus, au mépris de toute prudence élémentaire, en refusant de voir que le taux d’endettement des
  ménages américains atteignait des niveaux insoutenables.<br>
  <br>
  Quant aux grands fonds spéculatifs, ils n’ont jamais été assujettis à la moindre règle et ce, d’autant moins qu’ils ont souvent leur siège dans des paradis fiscaux.<br>
  <br>
  <br>
  Cette crise est également une preuve de l’échec de la régulation de la finance par elle même. Les agences de notation n’ont pas fait le travail qui aurait du être le leur. Elles ont
  systématiquement sous-estimé les risques, continuant à noter triple A des institutions contaminées par des créances douteuses.<br>
  <br>
  Enfin, cette crise montre l’agressivité de l’économie financiarisée pour l’économie réelle, qui produit de la valeur ajoutée. On a vu des banques provoquer le surendettement de millions de foyers
  dans le monde ; on les voit maintenant fermer irrationellement le robinet du crédit aux petites et moyennes entreprises, plongeant nos économies dans la crise.<br>
  <br>
  Alors oui, il est temps enfin d’ouvrir les yeux et d’agir. Des acteurs privés, non contrôlés, détournant les règles peuvent conduire le monde au bord du gouffre : cela n’est pas acceptable !<br>
  <br>
  &nbsp;***<br>
  <br>
  Au fond, certaines convictions économiques sont devenues des dogmes : le Consensus de Washington en est la preuve absolue. Au début des années 1990, un cénacle d’économistes libéraux de la Banque
  mondiale et du FMI a considéré que le voie du développement passait par la récitation d’un mantra : pour créer de la croissance, il fallait attirer les capitaux ; pour attirer les capitaux, il
  fallait créer les conditions de la stabilité financière ; pour stabiliser des économies en proie à l’inflation, il fallait résorber tous les déficits, mener des politiques de rigueur et réduire la
  part de l’Etat à la portion congrue.<br>
  <br>
  Libéralisation, déréglementation, ajustement structurel : combien de pays africains et latino américains ont ainsi été soumis à une thérapie de choc qui les a laissés exsangue?<br>
  <br>
  Beaucoup pensaient par exemple que la libéralisation du commerce et des marchés financiers suffirait à créer les conditions d’une augmentation générale et équitablement répartie du niveau de vie.
  Il n’en a rien été.<br>
  <br>
  Je prendrai un seul exemple, celui de l’abaissement des taxes douanières. Aujourd’hui, dans la plupart des pays en voie de développement, on constate que la libéralisation du commerce n’a pas
  entraîné de hausse des échanges. La raison en est simple : s’il n’y a pas de ports, ou s’il n’y a pas de routes pour amener les produits aux ports, s’il n’y a pas d’équipements, il est tout
  simplement impossible d’exporter. Les barrières douanières ne sont rien en comparaison des barrières structurelles qui maintiennent les pays en voie de développement à l’écart des bénéfices de la
  mondialisation.<br>
  <br>
  Alors bien sûr, la mondialisation a plusieurs dimensions, politiques, culturelles, environnementales, économiques. Pourtant, force est de reconnaître que seule a prévalu jusqu’ici la dimension
  économique de la mondialisation. Et pire que cela, c’est une mondialisation libérale, sans régulation économique, qui s’est imposée, au prix de la crise que nous traversons aujourd’hui.<br>
  <br>
  C’est la raison pour laquelle je parle sans détour d’un échec de la mondialisation libérale. Cet échec, il est à la fois :<br>
  <br>
  -&nbsp;&nbsp; &nbsp;dans les têtes : en 2007, 74% des Français jugent la mondialisation « inquiétante » pour les salariés ce qui rend plus difficile la responsabilité que nous avons d’ouvrir nos
  pays vers les autres pour empêcher les règles nationalistes ;<br>
  <br>
  -&nbsp;&nbsp; &nbsp;dans les faits. Les pays riches se sont enrichis ; les pays les plus pauvres se sont appauvris ; et à l’intérieur des pays riches eux-mêmes, les classes moyennes se sont
  fragilisées. Regardez l’Europe : dans tous les pays les classes moyennes estiment que leur situation se dégrade.
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  </div>
  <h2 style="font-size: 13px; margin: 0px 0px 20px;">
    Le déficit démocratique de la mondialisation<br>
  </h2>Oui, la mondialisation libérale a échoué. Et la principale raison de cet échec réside d’abord dans le déficit démocratique de la mondialisation.<br>
  <br>
  Par déficit démocratique, j’entends l’absence de prééminence donnée à des règles librement consenties par des citoyens libres d’exprimer ce qu’ils veulent et ce qu’ils ne veulent pas.<br>
  <br>
  Je voudrais prendre un exemple, celui de la propriété intellectuelle et de l’accès aux médicaments génériques.<br>
  <br>
  Il est bien entendu de la plus grande importance de reconnaître et de garantir la propriété intellectuelle des chercheurs, des écrivains et des créateurs. Mais cette reconnaissance doit être
  équilibrée, c’est-à-dire qu’elle doit prendre en compte les droits des bénéficiaires des innovations. Or, trop souvent, des situations de monopole sont créées par des droits de propriété
  intellectuelle trop forts.<br>
  <br>
  Le cas des médicaments génériques est frappant. Une propriété intellectuelle très stricte a été établie dans ce domaine lors des accords de l’Uruguay round de 1994. En conséquence, les prix de ces
  médicaments ont beaucoup augmenté et beaucoup de pays en voie de développement n’ont pas pu acheter de médicaments contre le sida.<br>
  <br>
  Le grand prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz, rappelle que la valeur d’une année de médicaments contre le sida aux Etats-Unis est d’environ 10000 dollars, alors que cela coûte environ 300
  dollars pour les produire.<br>
  <br>
  À cause du régime de propriété intellectuelle, il est devenu interdit aux fabricants africains de les produire et de les vendre moins cher. 10000 dollars pour des pays dont beaucoup d’habitants
  vivent avec moins de 500 dollars par an : cette équation sans solution est un exemple tragique de l’échec de la mondialisation. Elle a placé les valeurs économiques, en l’occurrence les profits des
  entreprises pharmaceutiques, au-dessus d’autres valeurs fondamentales, au-dessus même de la valeur de la vie.<br>
  <br>
  Se dévoile bien alors ce qui est, selon moi, la raison principale de l’échec de la mondialisation et la raison de son asymétrie : son déficit démocratique. Celui-ci s’observe ne serait-ce que dans
  l’attribution des droits de vote dans les institutions internationales. En principe, une personne = un droit de vote. Mais au FMI et à la Banque mondiale, les droits de vote sont proportionnels à
  la richesse du pays.<br>
  <br>
  Soulignons aussi que les représentants des pays industrialisés ont tendance à défendre, non pas l’ensemble des citoyens de leurs pays, mais des groupes d’intérêts particuliers. Il faut rappeler que
  ceux qui, au FMI, prennent les décisions qui affectent le plus les politiques économiques des pays en voie de développement, sont les ministres des finances et les gouverneurs de Banques centrales.
  Ceux-ci ne se soucient pas d’emploi, ni de croissance, mais d’inflation – car quand l’inflation augmente, la valeur des bons du trésor diminue. Ils défendent ainsi plus les intérêts des détenteurs
  de ces bons que ceux de la société dans son ensemble.<br>
  <br>
  &nbsp;***<br>
  <br>
  Les décisions qui ont le plus affecté le cours de la mondialisation ces vingt dernières années n’ont ainsi presque jamais été le résultat d’un processus démocratique. Pourtant, chaque fois qu’un
  débat démocratique a été instauré sur des questions déterminantes pour l’économie mondialisée, les citoyens ont fait preuve d’une très haute conscience de l’intérêt général.<br>
  <br>
  Sur toute une série de sujets fondamentaux pour nos sociétés et pour nos existences personnelles, la même carence démocratique de la mondialisation a donc produit les mêmes conséquences
  désastreuses.<br>
  <br>
  Le philosophe français Jean-Pierre Dupuis, parlant de l’écologie, nous exhorte à pratiquer un catastrophisme éclairé. Il rejoint Hans Jonas, dont le principe responsabilité est arrimé à une «
  heuristique de la peur ».<br>
  <br>
  Face aux conséquences dramatiques de la mondialisation libérale, nous devons nous aussi être des alarmistes éclairés et rationnels : non pas pour rester dans l’inaction, comme frappés par la
  gorgone ; mais bien plutôt pour agir, agir différemment, agir avec à l’esprit l’intérêt des citoyens et des peuples de cette planète.<br>
  <div style="padding-right: 0px; padding-left: 0px; padding-bottom: 40px; padding-top: 28px;">
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  </div>
  <h2 style="font-size: 13px; margin: 0px 0px 20px;">
    Faut-il sauver le système ou le changer ?<br>
  </h2>Dans ces conditions, c’est bien la question de la défaite idéologique du capitalisme financier qui est posée.<br>
  <br>
  La droite libérale a insisté ces dernières années sur la prétendue défaite idéologique de la gauche. Et puis j’ai assisté stupéfaite à un revirement qui, en quelques semaines, à mis à mal,
  vingt-cinq ans de capitalisme libéral.<br>
  <br>
  La crise financière entraîne avec elle des millions de petits épargnants. Elle jette à la rue non seulement des millions de petits propriétaires mais aussi les plus grands établissements bancaires.
  Alors, paniqués, les ennemis de l’Etat l’appellent à leur secours. Les ultralibéraux retournent leur veste. Et le gouvernement Bush se déclare prêt à injecter en quelques heures 700 milliards de
  dollars - soit trente fois l’aide publique au développement - qui étaient introuvables, il y a quelques semaines, pour mettre fin aux émeutes de la faim. Soulagement de ceux qui ont entraîné le
  système dans le mur : leur fortune est faite et ils ne paieront pas les pots cassés.<br>
  <br>
  La question que je voudrais poser ce soir est la suivante : fallait-il intervenir et sauver les banques menacées de faillites ?<br>
  Cette question n’est pas posée à la légère. Nous faisons face en effet à un dilemme dont il faut mesurer toute la portée.<br>
  <br>
  -&nbsp;&nbsp;&nbsp; Soit nous renflouons les banques coupables d’un aveuglement sans mesure et c’est tout un système pervers que nous sauvons. Car alors, le système saura que les Etats et derrière
  eux les contribuables sont là comme un ultime rempart. Et c’est l’irresponsabilité que nous encouragerons alors, avec des citoyens doublement victimes : victimes des agissements de banques qui les
  plongent dans le surendettement ; victimes d’un accroissement insupportable de la pression fiscale ou de la diminution de certaines dépenses publiques ;<br>
  <br>
  -&nbsp;&nbsp;&nbsp; Soit nous refusons cet aléa de moralité – ce moral hazard comme on dit en anglais – et c’est alors un risque pour toutes nos économies. La peur peut s’emparer des marchés avec
  une violence que nous n’avons encore jamais vue, les banques refuser de se prêter entre elles ; et s’effondrer, les entreprises s’assécher faute de financement.<br>
  Pour dépasser ce dilemme, je propose une condition radicale, immédiate et non négociable : l’intervention publique doit être conditionnée à une révolution en profondeur du système financier
  international.<br>
  <br>
  Oui, nous devons faire face à l’urgence et pour cela n’avons pas d’autre choix que de mettre en place une action internationale coordonnée. L’Union européenne doit se doter d’une véritable
  politique financière commune. Il nous faut la création d’un fonds d’intervention commun aux membres de la zone euro : car les sauvetages de Fortis ou de Dexia nous montrent qu’il s’agit de banques
  intervenant sur plusieurs pays européen.<br>
  Mais cette intervention doit être conditionnée : il faut revoir de fond en comble les règles prudentielles, limiter la possibilité de sortir les créances des bilans des banques par le procédé de
  titrisation ; il faut assujettir les fonds spéculatifs aux règles de solvabilité bancaires ; il faut créer de nouveaux mécanismes d’évaluation, avec une agence publique européenne de notation ; il
  faut également interdire les bonus non assujettis à l’impôt sur le revenu ; et puis surtout lutter contre les paradis fiscaux en refusant l’accès au territoire européen aux fonds ayant leur siège
  social dans de tels paradis.<br>
  <br>
  C’est aussi le rôle du FMI qu’il faut revoir profondément. Aujourd’hui, le Fonds ne dispose pratiquement d’aucun moyen d’action. Ses ressources financières sont limitées et il ne peut guère jouer
  le rôle de prêteur en dernier ressort au niveau international.<br>
  Je ne voudrais pas revenir sur le débat qui, au moment de la conférence de Bretton Woods en 1944, opposa John Meynard Keynes et le secrétaire américain au Trésor Harry White. Keynes souhaitait que
  le FMI soit une véritable banque centrale mondiale, disposant d’un pouvoir de création monétaire lui permettant, en cas de besoin, de refinancer les banques centrales nationales. Il n’obtint pas
  gain de cause.<br>
  <br>
  Il est possible que les idées de Keynes reviennent à l’ordre du jour. En tout état de cause, le Fmi doit disposer d’une assise financière beaucoup plus large et devenir le gendarme international
  des bourses et des banques : c’est lui qui doit être responsable de l’élaboration des nouvelles normes ; c’est lui qui doit être également en charge de leur bonne application. Et donc on en revient
  a sa composition plus démocratique.<br>
  <div style="padding-right: 0px; padding-left: 0px; padding-bottom: 40px; padding-top: 28px;">
    <img border="0" width="491" src="http://desirsdavenir.org/newsletter/images/separateur.gif" height="13">
  </div>
  <h2 style="font-size: 13px; margin: 0px 0px 20px;">
    Vers une mondialisation politique<br>
  </h2>La crise financière actuelle montre que depuis le début, ce sont les tenants de l’affirmation du rôle de la politique publique, du besoin de régulation, de droits et de devoirs, du principe de
  justice sans lesquels la confiance est rompue,&nbsp; qui avaient raison. Alors il est temps pour nous de relever la tête, avec un impératif catégorique : démocratiser la mondialisation.<br>
  <br>
  Trop longtemps, la mondialisation s’est réduite à sa dimension économique, reléguant les valeurs culturelle, intellectuelle, environnementale et sociales. C'est-à-dire l’affirmation de l’action
  politique pour en définir le contenu.<br>
  <br>
  Il est donc temps de réaliser, à côté, et je dirais même au-dessus de la mondialisation économique, la mondialisation politique.<br>
  <br>
  La mondialisation, c’est en effet l’intégration des pays entre eux, par l’abaissement du prix des transports, du coût des communications, des barrières douanières. Mais cette intégration signifie
  que nous sommes devenus interdépendants. Pour le dire très simplement : les décisions prises à Wall Street ont des conséquences sur la vie d’un paysan burkinabè.<br>
  <br>
  Donc la mondialisation a besoin de politique, c'est-à-dire de démocratie participative : la retirer des griffes des seuls experts. C’est à cette condition que le principe gagnant/gagnant pourra
  l’emporter, alors qu’aujourd’hui c’est gagnant pour quelques uns et perdant pour les autres.<br>
  <br>
  J’ajoute que ceux qui me taxeraient d’irréalisme auraient la mémoire courte. Il y a bientôt deux siècles, un processus similaire se réalisait : la formation des Etats-nations. Comme aujourd’hui,
  les coûts de transport et de communication baissaient, et comme si cela en avait été la conséquence nécessaire, en Allemagne ou en Italie par exemple, les Etats-nations se créaient.<br>
  <br>
  Ils ont permis de réguler le fonctionnement de l’économie pour la mettre au service des citoyens. Souvenons-nous des débuts du capitalisme industriel : l’exploitation du prolétariat et les dégâts
  sur l’environnement.<br>
  <br>
  Aujourd’hui comme hier, les gouvernements peuvent faire fonctionner les marchés plus efficacement et en harmonie avec l’intérêt général. Ils doivent pour cela intervenir dans l’économie, pour
  protéger les travailleurs, pour protéger l’environnement, pour repartir les richesses entre le capital et le travail, assurer la confiance de tous les acteurs, pour garantir les dépenses
  importantes comme la santé, la recherche, l’innovation et l’éducation.<br>
  <br>
  Il faut remplacer la domination des marches&nbsp; sur les peuples par la primauté des gouvernements démocratiquement élus.<br>
  <div style="padding-right: 0px; padding-left: 0px; padding-bottom: 40px; padding-top: 28px;">
    <img border="0" width="491" src="http://desirsdavenir.org/newsletter/images/separateur.gif" height="13">
  </div>Pour conclure, nous avons l’obligation de faire le bilan de la mondialisation telle qu’elle a été menée ces dernières années. A la fois dans chacun des pays mais aussi dans les instances
  internationales.<br>
  <br>
  L’Union européenne doit être à l’offensive pour proposer de nouvelles règles. Il y a là trop d’inertie et de lenteur. L’Internationale socialiste et le PSE peuvent trouver là, comme nous
  l’évoquions tout a l’heure avec George Papandreou lors d’une réunion de travail, un rôle d’aiguillon. Nous devons bousculer la lenteur de l’Europe.<br>
  <br>
  Car jamais le monde n’a eu autant besoin d’Europe et de ses valeurs de paix. Car le principal danger aujourd’hui dans cette guerre économique qui se profile, c’est la montée des violences, du
  chacun pour soi, du désespoir, du rejet de la politique, du gouffre entre les puissants et les politiques d’un cote, et du peuple de l’autre.<br>
  <br>
  Et nous savons à quoi cela mène. A la montée des régimes totalitaires, à la montée de l’intégrisme, à la montée du terrorisme ailleurs.<br>
  <br>
  Oui, nous faisons face à un grand danger. Ce danger, c’est celui de la peur. On fait peur aux gens, on leur dit : il n’y pas de solution, il faut sauver le système financier tel qu’il est, sinon
  tout va s’écrouler.<br>
  <br>
  Les réactionnaires ont toujours utilisé la peur des peuples. Les gens se replient sur eux-mêmes, les nationalismes se renforcent, la peur de l’autre s’exacerbe et c’est comme cela, ensuite, que
  naissent toutes les mauvaises réactions. Ce n’est pas comme cela qu’un système économique rétablit la confiance.<br>
  <br>
  Et c’est pourquoi je pense qu’il faut avoir le courage de continuer à dire que la mondialisation peut aussi porter un progrès de civilisation. Car si on tient un discours différent, si nous disons
  « La mondialisation, de toute façon c’est le démon », eh bien nous aurons une montée des nationalismes.<br>
  <br>
  On ne peut pas, lorsque l’on est à gauche ou lorsque l’on est socialiste, renoncer à l’internationalisme, renoncer à équilibrer les pays riches et les pays pauvres, renoncer à la liberté de
  circulation.<br>
  <br>
  Personne ne pourra dire que l’on ne savait pas.<br>
  <br>
  Bougeons-nous pour que nos enfants et les générations qui viennent ne puissent pas dire : « mais comment, ils n’ont rien vu venir ? »<br>
  <br>
  Nous voyons les choses venir, nous savons comment faire, nous avons des principes, nous savons où sont nos valeurs, nous voulons l’émergence de ce monde meilleur, nous savons que l’économie doit
  être mise au service de l’humain et non pas le contraire.<br>
  <br>
  Cet humain, c’est à la fois l’épanouissement des hommes et des femmes d’aujourd’hui, mais aussi celui des générations qui se lèvent et qui sont trop souvent frappées par le chômage dans des
  sociétés qui leurs sont fermées.<br>
  <br>
  Ces nouvelles générations ont besoin de comprendre qu’elles ont le droit de choisir leur vie, d’assumer leur liberté, de fonder une famille à leur tour et de transmettre.<br>
  <br>
  Parce que c’est ça, la politique. C’est posséder la capacité de transmettre les valeurs auxquelles ont croit et celle de faire comprendre aux plus jeunes que l’effort scolaire a un sens et qu’au
  bout de l’effort scolaire, il y aura un métier. Et s’il y a un métier, il y aura un travail. Et s’il y a un travail, ce travail sera bien rémunéré.<br>
  <br>
  Puisque nous avons la chance d’avoir cette capacité de comprendre et cette capacité d’agir, nous avons impérativement le devoir de l’utiliser.<br>
  <br>
  Je vous remercie de votre attention."<br>
  <br>
  <br>
  <p style="margin: 0px 0px 50px;">
    Ségolène Royal
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 08 Oct 2008 20:35:00 +0200</pubDate>        <guid >http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-23546230.html</guid>
                <category>Chroniques Distingays</category>        <comments>http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-23546230-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le temps des illusions se termine !]]></title>
        <link>http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-7345087.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: small;"><span style="font-family: 'times new roman';">J'ai reçu la presse en réponse à la conférence de presse de Nicolas Sarkozy. À cette occasion, j'ai déploré le manque
    de propositions concrètes sur le pouvoir d'achat et j'ai avancé les propositions urgentes suivantes : Revenir sur le paquet fiscal afin de doubler la prime pour l'emploi, pour revaloriser le
    travail de salariés modestes et d'augmenter leur pouvoir d'achat, S'attaquer aux secteurs de la grande distribution en supprimant les ententes implicites entre les enseignes et les marges
    arrières, Réformer l'indice des prix, S'attaquer aux tarifications bancaires abusives (surendettement, crédit revolving, etc.)</span></span><span style="font-size: small;"><span style=
    "font-family: 'times new roman';"><br></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'times new roman';"><span style="font-size: small;">&nbsp;&nbsp;<br></span></span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;">J'ai montré à la presse le programme présidentiel de Nicolas Sarkozy et j'en ai relu les engagements dont on attend toujours la
    réalisation et notamment, je cite, page 9 : «</span> J'augmenterai de 25% le minimum vieillesse et je revaloriserai les petites retraites ». Compte-tenu de la situation de la France, nous
    attendions beaucoup de ces voeux. Le temps des illusions se termine, celui de l'inquiétude commence. Le moral est au plus bas, les jeunes sont les plus pessimistes de l'ensemble des pays de
    l'OCDE, la désillusion fait place à l'inquiétude : la vie chère, les petites retraites, le prix excessif de l'alimentation et de l'énergie. Je me suis étonné de l'absence de bilan de ces huit
    derniers mois.&nbsp;</span>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Nicolas Sarkozy s'est pourtant toujours revendiqué d'être « en première ligne ». On a donc un président « commentateur » de son inaction, de la « commissionnite aiguë » (plus de 100 commissions
    ont été créées depuis son élection, tous ministères confondus), un président du commentaire de l'exaspération. En réponse aux questions des journalistes : Sur la fin des 35 heures, en écho aux
    déclarations des organisations syndicales, j'y vois une forme de provocation et une forme d'improvisation : une forme de provocation parce que cela préfigure en fait la fin de la durée légale
    du travail, une forme dimprovisation parce que cela met par terre une de ses principales propositions
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    Sur la suppression des recettes publicitaires pour l'audiovisuel public, j'ai constaté, suite à cette annonce, la hausse de 12% de l'action de TF1 à la bourse de Paris (puisque cela constitue une
    manne publicitaire supplémentaire pour les chaînes privées). Tout cela est-il bien moral ? Je serai jeudi et vendredi au contact de la population dans ma région, puis samedi à Saint-Brieuc pour
    soutenir Danielle Bousquet, candidate aux élections municipales, et enfin le 15 janvier à Strasbourg. SEGOLENE ROYAL
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 10 Jan 2008 06:52:00 +0100</pubDate>        <guid >http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-7345087.html</guid>
                <category>Ségolène Royal</category>        <comments>http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-7345087-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Contre la nouvelle franchise médiale]]></title>
        <link>http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-7281598.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><font size="3"><span style="font-family: Times New Roman;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/54/54/16/sego_tfi.jpg" alt="" class="GcheTexte" style="width: 142px; height: 104px;" />Je me suis rendue hier dans le cabinet m&eacute;dical du docteur Maire. C'est un cabinet de groupe qui pratique une sant&eacute; de proximit&eacute; et qui r&eacute;fl&eacute;chit &agrave; l'organisation du syst&egrave;me de soin. Ils sont confront&eacute;s comme de nombreux m&eacute;decins &agrave; la peur des malades face &agrave; la nouvelle franchise m&eacute;dicale qui sous pr&eacute;texte de financer la recherche sur la maladie d'Alzheimer fait payer les malades sous forme finalement d'une nouvelle taxe. Il faut savoir que celle-ci a &eacute;t&eacute; institu&eacute;e par d&eacute;cret. <br />&nbsp; <br />Ce qui veut dire que m&ecirc;me si elle est modeste au d&eacute;part, elle pourra augmenter &agrave; tout moment sans d&eacute;bat au Parlement. De plus, elle est pr&eacute;lev&eacute;e quel que soit le revenu des gens, ce qui contraire au principe de la S&eacute;curit&eacute; Sociale dans lequel on cotise en fonction de son revenu. Cette nouvelle taxe va frapper les malades qui sont aujourd'hui pris en charge &agrave; 100 % (maladies de longue dur&eacute;e, cancer, maladies du grand &acirc;ge...).<br />&nbsp; <br />Dans un contexte de baisse du pouvoir d'achat, fragiliser la s&eacute;curit&eacute; de base que constitue l'acc&egrave;s aux soins est une d&eacute;cision inadmissible. Les 800 millions d'euros attendus par cette d&eacute;cision sont &agrave; comparer au 15 milliards d'euros de cadeau fiscaux qui ont profit&eacute; essentiellement aux revenus les plus &eacute;lev&eacute;s et aux 60 milliards d'euros de subventions aux entreprises dont la Cour des Comptes vient de d&eacute;noncer l'inefficacit&eacute; ou le caract&egrave;re injustifi&eacute; pour une grande partie d'entre elles.  Vous trouverez ci-joint pour en savoir plus le texte de ma tribune que le journal La Croix va publier lundi.<br />&nbsp; <br />J'ai r&eacute;dig&eacute; cette prise de position &agrave; partir de t&eacute;moignages des gens et d'un travail avec les experts, notamment Pascal Terrasse, d&eacute;put&eacute; de l'Ard&egrave;che et sp&eacute;cialiste de ces questions &agrave; l'Assembl&eacute;e.  Nous ouvrons un d&eacute;bat participatif sur le site sur ce sujet et en particulier sur les id&eacute;es qui concernent une meilleure organisation du syst&egrave;me de soins afin de faire baisser le co&ucirc;t de la sant&eacute; sans remettre en cause l'&eacute;galit&eacute; et la s&eacute;curit&eacute; d'acc&egrave;s aux soins.  Merci de vos t&eacute;moignages et de vos contributions &agrave; ce d&eacute;bat.<br /> </span></font></div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 30 Nov 2007 13:31:31 +0100</pubDate>        <guid >http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-7281598.html</guid>
                <category>Ségolène Royal</category>        <comments>http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-7281598-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les franchises médicales sont une faute sociale]]></title>
        <link>http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-7281596.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><font size="3" style="font-family: Times New Roman;"><img style="width: 85px; height: 91px;" class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/54/54/16/segolene/sego_25_83.jpg" />Invit&eacute;e vendredi dans un cabinet m&eacute;dical du XVIIIe arrondissement de Paris, S&eacute;gol&egrave;ne Royal a exig&eacute; le retrait des franchises, en cours de discussion au Parlement dans le cadre du budget 2008 de la &quot;S&eacute;cu&quot;. &quot;Je demande au gouvernement, au pr&eacute;sident Nicolas Sarkozy de r&eacute;aliser que cette r&eacute;forme est mauvaise.<br />&nbsp; <br />C'est une faute sociale, puisque les gens vont payer quels que soient leurs revenus, les riches comme les pauvres&quot;, citant &quot;les graves difficult&eacute;s li&eacute;es &agrave; la baisse du pouvoir d'achat&quot;.    De plus, les personnes souffrant de maladies chroniques, d'un cancer ou d'Alzheimer &quot;n'ont pas le choix&quot; et risquent &quot;parfois de ne pas se faire soigner&quot; ou de devoir &quot;aller &agrave; l'h&ocirc;pital&quot;.<br />&nbsp; <br />Plut&ocirc;t que les franchises, qui doivent rapporter 850 millions d'euros par an, elle a propos&eacute; &quot;de faire des &eacute;conomies&quot; sur les aides &eacute;conomiques aux entreprises &quot;qui ne sont pas justifi&eacute;es&quot;.    &quot;Je voudrais m'&eacute;tonner que Martin Hirsch accepte cela. Il ne peut pas accepter la remise en cause de l'acc&egrave;s aux soins des Fran&ccedil;ais les plus modestes et des personnes &acirc;g&eacute;es ou tr&egrave;s &acirc;g&eacute;es, des personnes handicap&eacute;es ou des personnes canc&eacute;reuses, c'est le d&eacute;but de la fin de la S&eacute;curit&eacute; sociale&quot;.<br />&nbsp; <br />S&eacute;gol&egrave;ne Royal s'&eacute;tait inspir&eacute;e du rapport de Martin Hirsch de 2005 pour proposer un revenu de solidarit&eacute; active (RSA).    Les franchises m&eacute;dicales s'appliqueront au 1er janvier &agrave; 45 millions d'assur&eacute;s sociaux, qui prendront en charge 50 centimes par bo&icirc;te de m&eacute;dicaments et par acte param&eacute;dical. Quinze millions de personnes en seront exclues, dont les b&eacute;n&eacute;ficiaires de la CMU.</font></div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 30 Nov 2007 13:29:23 +0100</pubDate>        <guid >http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-7281596.html</guid>
                <category>Ségolène Royal</category>        <comments>http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-7281596-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Légalité, cest louverture du mariage à tous les couples]]></title>
        <link>http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-7192319.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><font size="3"><span style="font-family: Times New Roman;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/54/54/16/gaymariage3.jpg" alt="" class="GcheTexte" style="width: 156px; height: 105px;" />Tribune propos&eacute;e pour les pages &quot;Rebonds&quot; de Lib&eacute;ration, le 11 octobre 2007, sign&eacute;e par Adeline Hazan, secr&eacute;taire nationale du PS, et Gilles Bon-Maury, pr&eacute;sident d&rsquo;HES, en r&eacute;action &agrave; l&rsquo;article publi&eacute; le 8 octobre par S&eacute;verine de La Taille et Alain Toucas sous le titre &quot;Le mariage homo l&eacute;galis&eacute; de fait&quot;<br />&nbsp; <br />L&rsquo;ouverture du mariage aux couples de m&ecirc;me sexe et la reconnaissance de l&rsquo;homoparentalit&eacute; sont les prochaines &eacute;tapes d&rsquo;une marche qui a d&eacute;but&eacute; d&egrave;s les ann&eacute;es 1960, qui a conduit &agrave; la fin de la r&eacute;pression des homosexuels en 1981 et au pacs en 1999. Elle sera poursuivie jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;galit&eacute; r&eacute;elle entre tous les couples. Et nous savons qu&rsquo;au-del&agrave; de cette &eacute;galit&eacute; formelle, il nous faudra lutter longtemps contre l&rsquo;homophobie &agrave; l&rsquo;&eacute;cole, au travail, dans la rue, en France et partout dans le Monde.  <br />&nbsp; <br />L&rsquo;ouverture du mariage aux couples de m&ecirc;me sexe et la reconnaissance de l&rsquo;homoparentalit&eacute; ont fait l&rsquo;objet de propositions de loi d&eacute;pos&eacute;es par les socialistes &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. La gauche les a d&eacute;j&agrave; mises en &oelig;uvre dans plusieurs pays europ&eacute;ens. Elles comptaient parmi les mesures du pacte pr&eacute;sidentiel de S&eacute;gol&egrave;ne Royal. Elles traduisent notre volont&eacute; de faire triompher les valeurs de notre R&eacute;publique la&iuml;que : la libert&eacute; de choisir sa vie, l&rsquo;&eacute;galit&eacute; entre tous, la volont&eacute; de vivre ensemble.<br />&nbsp; <br />La droite r&eacute;serve le mariage aux h&eacute;t&eacute;rosexuels. Elle propose de ne r&eacute;server la protection qu&rsquo;il apporte qu&rsquo;aux enfants &eacute;lev&eacute;s par un homme et par une femme. Nous n&rsquo;oublions pas que des centaines de parlementaires de la majorit&eacute; se sont engag&eacute;s &agrave; s&rsquo;opposer &agrave; tout projet d&rsquo;ouverture des institutions de la R&eacute;publique aux couples de m&ecirc;me sexe et &agrave; leurs enfants. Nous n&rsquo;oublions pas que Christian Vanneste, condamn&eacute; pour homophobie, repr&eacute;sente l&rsquo;UMP &agrave; la commission des lois de l&rsquo;Assembl&eacute;e, et qu&rsquo;il sera le candidat de l&rsquo;UMP aux prochaines &eacute;lections municipales. Et nous n&rsquo;oublions pas que ce sont les amis de l&rsquo;UMP qui sont responsables des difficult&eacute;s v&eacute;cues par les lesbiennes, gays, bi et trans dans plusieurs pays d&rsquo;Europe.  Qu&rsquo;en cette mati&egrave;re, le projet socialiste ait devanc&eacute; les promesses du candidat de la droite, cela n&rsquo;a pas surpris.<br />&nbsp; <br />Il s&rsquo;agit d&rsquo;adapter notre R&eacute;publique aux &eacute;volutions de notre soci&eacute;t&eacute;. Il s&rsquo;agit de tordre le cou aux conservatismes. Il s&rsquo;agit de mettre en &oelig;uvre le principe de l&rsquo;universalit&eacute; des droits dans un Etat la&iuml;c. La gauche est bien de gauche et la droite est bien &agrave; droite.  Ce qui est surprenant, c&rsquo;est d&rsquo;apprendre, le 8 octobre dernier dans les colonnes de Lib&eacute;ration, que le mariage entre couples de m&ecirc;me sexe serait &laquo; l&eacute;galis&eacute; de fait &raquo;. Sous les plumes d&rsquo;une notaire et d&rsquo;un avocat, la suppression des droits de succession viendrait clore un cycle de r&eacute;formes discr&egrave;tes dont l&rsquo;alignement juridique du pacs sur le mariage serait le r&eacute;sultat. C&rsquo;est oublier que le mariage reste un crit&egrave;re discriminant pour la reconnaissance des liens de parentalit&eacute;, pour la possibilit&eacute; de proc&eacute;der &agrave; une adoption conjointe, pour le droit au s&eacute;jour d&rsquo;un conjoint &eacute;tranger.<br />&nbsp; <br />La vertu &eacute;ducative de la loi a ici autant d&rsquo;importance que sa fonction strictement juridique. Modifier la situation de droit des LGBT par petites touches camoufl&eacute;es n&rsquo;est pas le meilleur moyen de transformer leur situation de fait. C&rsquo;est en ayant le courage de montrer aux Fran&ccedil;ais que la R&eacute;publique prot&egrave;ge tout le monde avec les m&ecirc;mes institutions que l&rsquo;on parviendra &agrave; disqualifier les discriminations et les violences que connaissent les LGBT. En Espagne, ce courage, Zapatero l&rsquo;a eu. La loi a donn&eacute; de l&rsquo;&eacute;lan &agrave; un mouvement de l&rsquo;opinion publique qui n&rsquo;attendait, pour changer, qu&rsquo;un acte politique fort.<br />&nbsp; <br />Le seul symbole de l&rsquo;ouverture du mariage aux couples de m&ecirc;me sexe est immense. L&rsquo;urgence, en politique, c&rsquo;est de permettre &agrave; chacun de rester en vie. Rester en vie, cela veut dire &eacute;carter les risques de suicide, disqualifier les violences, rester vigilant face aux maladies sexuellement transmissibles. Cela doit donc passer par un message simple : la valeur d&rsquo;un individu ne se mesure pas &agrave; l&rsquo;aune de sa sexualit&eacute; ; la soci&eacute;t&eacute; traite chacun &agrave; &eacute;galit&eacute; ; tous les couples ont les m&ecirc;mes droits ; les institutions de la R&eacute;publique sont ouvertes &agrave; tous.</span></font></div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 18 Oct 2007 19:40:12 +0200</pubDate>        <guid >http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-7192319.html</guid>
                <category>Mariage gay et adoption</category>        <comments>http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-7192319-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le mariage Homo légalisé de fait !]]></title>
        <link>http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-7192316.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><font size="3" style="font-family: Times New Roman;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/54/54/16/gays/entrenous.jpg" alt="" class="GcheTexte" style="width: 148px; height: 92px;" />Nous vous invitons &agrave; lire ce jour les pages Rebonds de Lib&eacute;ration. Adeline Hazan, Secr&eacute;taire nationale aux droits de l&rsquo;homme et libert&eacute;s du Parti socialiste et Gilles Bon-Maury, Pr&eacute;sident d'Homosexualit&eacute;s et socialisme ont publi&eacute; une tribune en r&eacute;action &agrave; l'article paru ce lundi dans les pages du quotidien, intitul&eacute; &quot;Le mariage homo l&eacute;galis&eacute; de fait&quot;. par S&eacute;verine de La Taille, notaire, et Alain Toucas, avocat.<br />&nbsp; <br />Vous pouvez r&eacute;agir en ligne &agrave; l'adresse suivante :<br />http://www.liberation.fr/rebonds/283895.fr sur le site de la r&eacute;daction pour alimenter les r&eacute;actions des internautes.   Nous vous informons que vous retrouverez mis en ligne cet article sur le site Internet d'HES &agrave; l'adresse :<br />&nbsp;http://www.hes-france.org/spip.php?article274<br />  </font></div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 18 Oct 2007 19:38:01 +0200</pubDate>        <guid >http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-7192316.html</guid>
                <category>Mariage gay et adoption</category>        <comments>http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-7192316-6.html#c</comments>                    </item>
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        <title><![CDATA[Le choc de méfiance, par Ségolène Royal]]></title>
        <link>http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-7192308.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><font size="3"><span style="font-family: Times New Roman;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/54/54/16/segolene/segol_ne.jpg" alt="" class="GcheTexte" style="width: 102px; height: 102px;" />Nicolas Sarkozy nous disait que tout &eacute;tait pr&ecirc;t pour provoquer, d&egrave;s l'&eacute;lection, le choc de croissance, le choc de confiance. Il raillait la n&eacute;cessit&eacute; du dialogue social pour r&eacute;former. Il se gaussait du constat sur la dette publique. Il se moquait des propositions de cr&eacute;ation d'un &laquo; small business act &raquo; et d'une s&eacute;curit&eacute; sociale professionnelle.  Six mois plus tard, le choc promis est celui de la m&eacute;fiance.<br />&nbsp; <br />Pourquoi Archa&iuml;sme, arrogance, affrontement constituent les poisons par lesquels le pouvoir en place est en train de miner les chances de redressement de la France.  Archa&iuml;sme. A cause d'une m&eacute;thode de gouvernance d&eacute;plorable, la France a connu hier une journ&eacute;e de gr&egrave;ve, des transports bloqu&eacute;s, et je dis qu'un pays moderne, confront&eacute; &agrave; la comp&eacute;tition mondiale ne peut pas se permettre ce type de situation. Arrogance.<br />&nbsp; <br />Une conf&eacute;rence nationale sur la croissance, le pouvoir d'achat et les retraites aurait du &ecirc;tre convoqu&eacute;e d&egrave;s la rentr&eacute;e pour prendre &agrave; bras le corps, et s&eacute;rieusement, tous les d&eacute;fis qui se posent &agrave; nous. Arrogance des cadeaux fiscaux aux privil&eacute;gi&eacute;s alors que la grande pauvret&eacute; s'acc&eacute;l&egrave;re, que quatre millions de salari&eacute;s sont pay&eacute;s en dessous du SMIC (au 1er juillet 2007, apr&egrave;s la revalorisation du salaire minimum, plus de 60% des branches sont repass&eacute;es sous la barre du SMIC pour le premier niveau de la grille salariale), tandis que se profile la r&eacute;duction de l'acc&egrave;s aux soins.<br />&nbsp; <br />Les enqu&ecirc;tes r&eacute;centes montrent une inqui&eacute;tante aggravation des conditions de travail des salari&eacute;s et une augmentation des journ&eacute;es perdues pour maladies professionnelles.  Affrontement. Ce choix de m&eacute;thode d&eacute;pass&eacute;e et nuisible ne peut conduire qu'aux blocages des r&eacute;formes structurelles indispensables. C'est un pacte social clair, responsable, efficace dans lequel l'Etat, par son comportement moral, est le garant d'un objectif gagnant- gagnant qui pourrait permettre de mobiliser pleinement les &eacute;nergies. Le pouvoir est en train de g&acirc;cher les bonnes dispositions de nos leaders syndicaux qui sont pr&ecirc;ts, pour beaucoup d'entre eux, &agrave; accompagner les besoins d'agilit&eacute; des entreprises. Mais en focalisant la r&eacute;forme sur les seuls r&eacute;gimes sp&eacute;ciaux, tandis que les scandales politico-financiers r&eacute;v&egrave;lent des connivences douteuses et des enrichissements scandaleux des amis du pouvoir, alors que, sans vergogne, est promise au MEDEF la d&eacute;p&eacute;nalisation du droit des  affaires, comment les salari&eacute;s peuvent-ils avoir confiance.<br />&nbsp; <br />Je suis convaincue qu'il faut changer de toute urgence la fa&ccedil;on de concevoir la cr&eacute;ation de valeurs et de richesses. Je suis convaincue qu'un d&eacute;veloppement durable repose aujourd'hui sur les trois piliers que sont l'&eacute;conomique, le social et l'environnemental et que la d&eacute;faillance d'un seul peut faire crouler le tout. Nous sommes la cinqui&egrave;me puissance &eacute;conomique mondiale, mais nous devons ce rang au travail des Fran&ccedil;ais qui conqui&egrave;rent des march&eacute;s, qui innovent, qui prennent des risques et travaillent dur. Et je suis convaincue que nous ne tiendrons durablement ce rang que si acc&eacute;l&eacute;rons notre capacit&eacute; &agrave; mobiliser les comp&eacute;tences, &agrave; motiver et &agrave; former les salari&eacute;s et &agrave; investir dans les PME pour leur permettre de franchir les seuils de performance.<br />&nbsp; <br />L'assainissement de nos finances publiques est une n&eacute;cessit&eacute;. Elle suppose une m&eacute;thode raisonn&eacute;e, consistant avant toute chose &agrave; conforter les marges de man&oelig;uvre destin&eacute;es au financement des d&eacute;penses r&eacute;ellement prioritaires. La priorit&eacute; budg&eacute;taire doit donc &ecirc;tre consacr&eacute;e, d'une part au d&eacute;sendettement de la France et d'autre part &agrave; la pr&eacute;paration de l'avenir par le soutien aux petites et moyennes entreprises en termes de recherche, de formation, d'investissement, et d'exportation. C'est l&agrave; que se trouve la source d'une nouvelle croissance, &eacute;conomiquement performante, &eacute;cologiquement responsable et socialement efficace.<br />&nbsp; <br />Des &eacute;conomies doivent &ecirc;tre recherch&eacute;es &agrave; travers la modernisation de l'Etat, une d&eacute;centralisation efficace et la r&eacute;forme de notre protection sociale. Mais ces r&eacute;formes ne peuvent se faire que dans la recherche obstin&eacute;e d'un consensus national obtenu par le dialogue. Cette nouvelle fa&ccedil;on de faire doit se traduire en tout premier lieu dans la gestion des finances publiques. Or, le projet de budget pour 2008 accentue le choc de m&eacute;fiance. Il r&eacute;v&egrave;le en effet l'incapacit&eacute; du gouvernement &agrave; ma&icirc;triser le d&eacute;ficit de l'Etat, puisque celui-ci devrait augmenter de 3,3 milliards d'euros par rapport &agrave; 2007, pour atteindre 41,7 milliards d'euros en 2008. De son c&ocirc;t&eacute;, l'&eacute;tat des finances sociales n'est gu&egrave;re plus reluisant, avec un d&eacute;ficit du r&eacute;gime g&eacute;n&eacute;ral de la S&eacute;curit&eacute; Sociale &eacute;valu&eacute; pour 2008 &agrave; 9 milliards d'euros et qui atteindra probablement plus de 12 milliards d'euros.  La position de la France au sein de l'Union europ&eacute;enne s'est d&eacute;grad&eacute;e : elle fait aujourd'hui partie des cinq pays europ&eacute;ens les plus endett&eacute;s, alors qu'il y a dix ans elle &eacute;tait le 2&egrave;me pays le moins endett&eacute;.<br />&nbsp; <br />Surtout, en s'endettant toujours davantage pour couvrir ses d&eacute;ficits, notre pays est &agrave; contre-courant de la majorit&eacute; de ses partenaires europ&eacute;ens qui, eux, se d&eacute;sendettent. Ces mauvais r&eacute;sultats ont &eacute;t&eacute; obtenus alors m&ecirc;me que l'Etat n'a pas h&eacute;sit&eacute; &agrave; c&eacute;der des actifs publics consid&eacute;rables : 15 milliards d'euros tir&eacute;s de la privatisation des soci&eacute;t&eacute;s concessionnaires d'autoroutes fin 2005 ont servi en 2006 et 2007 &agrave; &eacute;ponger une partie des d&eacute;ficits, l'Etat perdant au passage les recettes que les soci&eacute;t&eacute;s devaient verser au budget.  La France est ainsi plus que jamais vuln&eacute;rable &agrave; la hausse des taux d'int&eacute;r&ecirc;t : la seule charge de la dette de l'Etat devrait ainsi augmenter de 1,6 milliards d'euros en 2008 par rapport &agrave; 2007.<br />&nbsp; <br />La situation est d'autant plus inqui&eacute;tante que les perspectives &eacute;conomiques et financi&egrave;res sont peu encourageantes. Avec des d&eacute;ficits ext&eacute;rieurs record depuis trois ans, r&eacute;v&eacute;lateurs de la perte de comp&eacute;titivit&eacute; de notre &eacute;conomie, la France cumule d&eacute;sormais les handicaps : les d&eacute;ficits commerciaux p&egrave;sent sur la croissance, et l'atonie de la croissance p&egrave;se sur les comptes publics.  Il faut donc un sursaut. Il faut d'autres fa&ccedil;ons de penser et d'agir car, pendant ce temps, la mondialisation n'attend pas. Les investissements dans les pays &eacute;mergents s'acc&eacute;l&egrave;rent, les multinationales les ayant augment&eacute;, souligne la CNUCED, de 38% (+ 1,3 milliards de dollars) en 2006, mais surtout les groupes bas&eacute;s dans les pays en d&eacute;veloppement, comme Embraer au Br&eacute;sil, Mittal en Inde ou Petronas en Malaisie, sont aujourd'hui de redoutables concurrents dans les secteurs de pointe.<br />&nbsp; <br />Le d&eacute;fi &agrave; relever est donc consid&eacute;rable mais il est &agrave; notre port&eacute;e. Il doit s'appuyer sur nos forces, notre mati&egrave;re grise et sur les capacit&eacute;s de l'Europe. Il faut cesser de jouer &laquo; petit bras &raquo; et &laquo; petite politique &raquo;.  Et surtout, Nicolas Sarkozy doit cesser de garder le pire de la continuit&eacute; (la dette et l'affairisme) et de choisir le pire de la rupture (l'affrontement et les injustices), pour agir de mani&egrave;re moderne et efficace afin que la France saisisse, de &eacute;nergiquement, toutes ses chances. C'est une soci&eacute;t&eacute; de confiance qui permet le choc de croissance.</span></font></div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 18 Oct 2007 19:36:04 +0200</pubDate>        <guid >http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-7192308.html</guid>
                <category>Ségolène Royal</category>        <comments>http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-7192308-6.html#c</comments>                    </item>
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        <title><![CDATA[Afrique du sud : contre les violences lesbophobes, faire respecter la loi !]]></title>
        <link>http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-7032488.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify; font-family: Times New Roman;"><font size="3"><img width="124" height="107" class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/54/54/16/logo/logo-distingays2.jpg" />Ce jeudi 9 ao&ucirc;t 2007, une mobilisation des mouvements LGBT &eacute;tait organis&eacute;e &agrave; Johannesburg. Les associations sud-africaines entendaient, suite au meurtre de deux militantes lesbiennes, Sizakele Sigasa et Salome Masooa, demander que toutes les mesures n&eacute;cessaires soient engag&eacute;es pour que les assassins soient poursuivis et jug&eacute;s.<br />&nbsp; <br />L'Afrique du Sud est un des rares pays au monde &agrave; avoir constitutionnalis&eacute; l'interdiction des discriminations fond&eacute;es sur l'orientation sexuelle, ce qui a notamment permis d'autoriser le mariage entre personnes du m&ecirc;me sexe en novembre 2006, malgr&eacute; l'opposition d'une grande partie de la classe politique. Cependant, les violences homophobes, et en particulier lesbophobes, continuent &agrave; faire des victimes.<br />&nbsp; <br />Changer la loi et changer les mentalit&eacute;s y sont, comme en Europe, deux combats ins&eacute;parables que les militants LGBT ne peuvent dissocier.    La &laquo; Campagne 07-07-07 &raquo;, baptis&eacute;e en r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la date du meurtre de Sizakele et Salome, a pour objectif d'inciter le gouvernement &agrave; s'impliquer le plus activement possible pour garantir les droits constitutionnellement reconnus aux personnes LGBT. Elle a re&ccedil;u de nombreux messages de soutien d'associations du monde entier, auxquels Homosexualit&eacute;s et Socialisme (HES) s'associe.</font></div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 14 Aug 2007 12:29:07 +0200</pubDate>        <guid >http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-7032488.html</guid>
                <category>Homosexualité</category>        <comments>http://segoleneroyalpresidente.over-blog.com/article-7032488-6.html#c</comments>                    </item>
  
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